Sonnet d'un mamelouk
Assis sous la lune, à mes pieds le sabre, La tête posée contre un froid palmier, Je reprends mon souffle, je laisse divaguer, Un flot continu de pensées macabres. Je vois mes ancêtre, esclaves enchaînés, J'entends leurs soupirs, devenus des ordres, Pour leur descendance, pour nous, cette horde, Qui a ravagé, pillé et tué. Je revois les meurtres. Je les ressens presque, Mais rien ne m'arrête. Ils sont là, qui guettent, Les Anciens ont un empire sur ma tête. C'est au fond du Nil, ce ruisseau grotesque, Que ce soir je voudrais planter ma tente, Maudit soit cet an mille deux cent cinquante.
Annexe : article de Wikipédia sur le terme Mamelouk.